Addictions, Place and Time

Addictions, Place and Time

The 2014 Nobel Prize in Medicine was awarded to the discovery of neuronal structures that make it possible for individuals to determine their position in space. We are studying how this discovery can affect our understanding of the human psyche. This neuronal GPS shapes one’s spatial memory and makes for some kind of geography without which there can be no psychic coherence. There is no similar positioning system in time. On the contrary, neuronal time structures actions incrementally and secretly. The unconscious belongs to the body, not to the psyche. One can stand thanks to points of reference in space and mirror learning processes. The innate has a limited share in human behaviour.

Paying attention to the biology of space and time makes it possible to distinguish what is conditioned (knowledge) from what is not, such as intelligence (perception skills). Being aware of the present moment makes it possible to shift from the subjective (being aware of) to the objective (absolute conscience). Addictions spring when mapping skills are impaired and from the relativity of psychic times. Conditioning is a gradual and forceful process. Therapy must act accordingly.

Les Addictions, le Lieu et le Temps

Les Addictions, le Lieu et le Temps

 

La découverte de structures neuronales qui situent l’individu dans l’espace bouleverse la compréhension de la psychologie. Ce GPS biologique organise les mémoires pour créer une forme de géographie dans laquelle s’organise la cohérence vitale. Il n’existe pas de structure équivalente pour situer le temps. Le temps est une donnée essentiellement externe. Le temps neuronal est celui de l’organisation des actions, il est lent et occulté. L’inconscient est une donnée biologique et non pas psychique. Les addictions se trouvent à la fois dans les défauts des cartes de géographie et la relativité des temps psychiques. Les solutions thérapeutiques vont emprunter les mêmes chemins. L’attention aux systèmes de localisation et de temps permet de passer du subjectif à l’objectif, d’une inconscience à une conscience. Une attention particulière doit être portée au ‘’système de récompense’’, le processus objectif de la récompense extérieure alimente toutes les consommations. La récompense dans une approche subjective est à la source du désir, non pas à l’arrivée.

En finir avec les conflits d’intérêts !

nenuphar

La transparence

Il y a quarante ans, les benzodiazépines (BZD) prenaient la place des barbituriques… c’était un progrès les BZD tuent moins. Marilyn Monroe a été victime des barbituriques. Les marchands de BZD ont expliqué que ce médicament était magnifique contre toutes les angoisses. Ils ont oublié de préciser que les BZD enlevaient la mémoire. Les BZD soulagent parce qu’elles effacent (occultent) la réalité. Où est passée la réalité ?

Aujourd’hui, l’industrie du pétrole est aussi ambitieuse. L’industrie chimique nourrit des scientifiques qui démontrent comment fonctionnent les cerveau. Beaucoup de professeurs de psychiatrie, font des recherches, enseignent, tout en recevant des encouragements financiers des laboratoires pharmaceutiques. Où est passé le bon sens ?

Nous publions ici une lettre ouverte à la Présidente de la MILDECA (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives). Il est urgent d’accéder à la transparence.

L’addiction se trouve dans l’épaisseur du verre…

Une racine entre la terre et la mer

Le ciel est la terre sont branchés, sur plage, à St Gildas du Rhuys.

L’addiction se trouve dans l’épaisseur du verre, pas dans le verre ni devant le verre* !

Cette épaisseur, c’est la matière dont nous sommes faits. L’épaisseur de cette matière est intense, elle est action et mouvement constant. Avant la naissance, l’univers est dans le verre, bain, bercement, boire et manger sans limite. La naissance, c’est l’expulsion vers un monde sec, froid et plat. La suite est terriblement agitée, quelques années paisibles, asexuées et sensibles, bouleversées par les torrents hormonaux de l’adolescence. Nos besoins, nos répulsions et nos addictions se trouvent dans cette épaisseur de matières, d’énergies, de sensibilités et de mémoires. Lire »

MMY (méditation et mouvement des yeux) pour soigner les addictions

 Alberto Giacometti : « La réalité de l’être est dans son regard, ses yeux. Plus tu approches de la vérité, de la réalité de l’être, plus elle s’éloigne, plus tu te rends compte que tu en es infiniment éloigné. Que chaque détail saisi, ajouté, corrigé, t’en éloigne un peu plus encore... »

Alberto Giacometti : « La réalité de l’être est dans son regard, ses yeux. Plus tu approches de la vérité, de la réalité de l’être, plus elle s’éloigne, plus tu te rends compte que tu en es infiniment éloigné. Que chaque détail saisi, ajouté, corrigé, t’en éloigne un peu plus encore… »

Docteur Bruno Journe, médecin addictologue, Paris

La méditation ramène à un équilibre, l’équilibre de la santé. Le mouvement des yeux est un exercice d’une fonction clef du corps, les yeux reçoivent et projettent. Les yeux concernent le visage et l’ensemble du corps, le mouvement permet de passer des tensions à la détente, du passé au présent. Lire »

L’écran plat et les addictions,

Depuis le début des années 2000, les écrans plats ont rempli nos bureaux, nos poches, nos sacs, nos cartables et nos maisons. Les écrans plats rapprochent ou éloignent de la réalité ? L’évolution vers l’écran plat « 3D » apporte la réponse : ces objets attirent et captent nos attentions. Nos sens, nos neurones et nos hormones sont nourris de cristaux liquides et de diodes luminescentes !

Il faut chercher là une cause et des réponses aux addictions.

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Addiction, maladie biologique, psychologique et sociale…

le serpent, énergie et tentation

L’alcool, le tabac, le sport, le jeu, les médicaments, les pensées, les drogues…

Les addictions sont dans un carrefour entre la biologie, la psychologie et la société.

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Tabac…

Le plaisir d’une cigarette …

C’est de combler le manque de nicotine, uniquement.

Les cellules sont très sensibles, une fois qu’elles ont goûté à la nicotine, elles en veulent encore.

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Vital

Nous sommes autant bénéficiaires qu’esclaves de nos besoins vitaux. C’est le paradoxe qu’utilise le marketing : réunir le produit aux besoins essentiels : respirer, manger, boire, se reproduire. La puissance de ces besoins donne la vie à chaque instant, les rapports aux « produits » sont de cet ordre, donner ou enlever de la vie. Les cellules ont besoin d’oxygène, faim et soif, elles le font savoir violement. Les drogues sont, pour les cellules, des formes de nourriture qui produisent des effets particuliers, accélération, ralentissement, expansion, rétraction. Pour assimiler et éliminer ces produits, les cellules mettent en marche des enzymes. Les généticiens nous apprennent qu’il existe une part héréditaire, les chromosomes transmettent une capacité à assimiler ou non des substances, l’alcool ou la nicotine par exemple. Il n’existe pas de gène de l’addiction, il existe des gènes qui vont rendre dépendant ou pas. Les gènes sont activés s’ils sont présents. De ce point de vue biologique, est une mosaïque d’éléments fabriquent l’addiction. Le traitement consiste à redonner de l’espace pour que cette mosaïque se réorganise.

Esclave

Kyoto temple boudhiste

L’origine du mot addiction est latine, une forme de l’esclavage. Au moyen-âge, être addicté, c’est être condamné à payer une dette en travaillant pour son débiteur. En anglais le mot addiction prend le sens de dépendance à des passions répréhensibles. Depuis peu, le mot addiction est rentré dans le langage courant, à juste titre, l’ère de la consommation est l’ère de la domination des produits. Il existe de multiples formes d’esclavages. Dans une société où l’individu est un consommateur la communication fabrique des messages pour rendre esclave des produits et fuir les idées. Soigner l’addiction revient à redonner de la place aux idées et de s’en nourrir.